Mineurs grévistes à Saint-Laurs

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… Le 7 février, les délégués grévistes adressent au juge de paix de Coulonges-sur-l’Autize la liste de leurs revendications parmi lesquelles aucun licenciement et des augmentations de salaire : 4,25 francs pour les mineurs, 3,50 pour les manœuvres, 2,25 pour ceux qui travaillent à la surface et 1,75 pour les manœuvres de moins de 18 ans. Ces demandes sont repoussées en bloc par la direction le 9 février.
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Très vite, le journal Le Mémorial des Deux-Sèvres rend compte des événements. Il relate les faits et se félicite de l’attitude posée des grévistes. Quelques jours après, devant un conflit qui risque de s’enliser, la direction accepte la médiation du député Disleau. Les mineurs offrent alors de ne travailler que 4 jours 1/2 au lieu de 5 pour éviter les renvois mais la société rejette leur proposition.

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Mineurs en grève à Saint-Laurs. Carte postale ancienne

Pour permettre aux familles des grévistes de vivre, on fait appel à la solidarité des autres syndicats, une souscription est ouverte dans le Bulletin de la Fédération nationale des syndicats et groupes corporatifs ouvriers de France.
Devant les licenciements devenus effectifs, plusieurs manifestations féminines s’organisent, drapeaux en tête, marchant vers les puits et les demeures des ingénieurs la_justice_clemenceau_28_02_1896rendus seuls responsables. La presse nationale se fait l’écho des manifestations, notamment La Justice, le quotidien fondé par Georges Clemenceau.
Finalement, le 11 mars, le direction offre de régler les salaires en fonction du prix de vente des charbons. Cette proposition d’échelle mobile est acceptée par les ouvriers et donne lieu à une convention, signée le 14 mars, qui met fin à la grève. Cette convention maintient le salaire en vigueur avant la grève et octroie une augmentation au fur et à mesure que les cours du charbon augmenteront, la moitié de cette augmentation suivant une échelle mobile dont le minimum sera le cours actuel. Elle est signée par M. de Borde représentant l’administration des Houillères et les délégués syndicaux Louis Rétière, Auguste Suire, Célestin Lardy, Bellanger et François Boisselier (je retrouve 3 d’entre eux dans mon arbre généalogique.)

Plus d’un mois de grève pour un marché de dupe !
Si l’on donne l’assurance qu’il n’y aura pas de nouveau renvoi, avec quelques réserves cependant, les ouvriers licenciés ne sont pas repris. Quant à la mise en place de l’échelle mobile, c’est un première en France, elle va s’avérer difficile, voire impossible, à mettre en place. Avec un gisement peu productif et la concurrence des charbons anglais, les ouvriers ne seront pas gagnants.
Cette première grève va être suivie de plusieurs autres, une dès 1898, avec des résultats divers.

Sources :

  • Archives départementales des Deux-Sèvres, série M : 1M401 et 10M17
  • Site de l’Inventaire Poitou-Charentes. Dossier documentaire d’usine. Mine de charbon du marquis de Nettancourt : http://dossiers.inventaire.poitou-charentes.fr/le-patrimoine-industriel/notice.php?id=IA79002440
  • Le bassin houiller de Saint-Laurs de sa découverte à son abandon 1838-1958. Monographie du Club d’histoire-géographie du collège de Coulonges-sur-l’Autize animé par Michel Monteux. 1980-1981
  • La première grève des mineurs de Saint-Laurs (1896). Florence Regouard. In : Bulletin de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres. Pages 58-60
  • La grève des mineurs de Saint-Laurs : 4 février-14 mars . In : Statistiques des grèves et des recours à la conciliation et à l’arbitrage survenus pendant l’année 1896. Pages 193-195
  • Michel Montoux. Coulonges-sur-l’Autize et son canton. Patrimoines & médias, 2008
  • Le mémorial des Deux-Sèvres, fevrier-mars 1896

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Charbon exploité à Saint-Laurs

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Les mines de charbon ne sont pas l’apanage du nord de  la France. Ainsi, des études sur la bassin houiller de Vendée ont été menées vers 1830. Le gisement s’étend depuis Vouvant jusqu’à Saint-Laurs, petit village limitrophe des Deux-Sèvres. En 1840, le marquis de Nettancourt obtient, après plusieurs forages, une concession pour le bassin houiller de Saint-Laurs. Il l’exploite jusqu’en 1861, date à laquelle il se retire, laissant la place à ses 2 gendres qui forment « la Société civile des Houillères de Saint-Laurs ». La houille exploitée sert en premier lieu à faire fonctionner les fours à chaux leur appartenant.

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Mineurs à St-Laurs

Quand l’exploitation commence, Saint-Laurs est un petit bourg de 700 habitants qui vit principalement de l’agriculture. Pendant longtemps, la population locale fournit la main-d’œuvre nécessaire au fonctionnement de la mine, en dehors des postes d’encadrement. On voit donc de nombreux villageois, comme mon arrière-grand-père Auguste Morisset, cumuler les métiers de mineur et paysan. La grande majorité des travailleurs est originaire de Saint-Laurs ou du canton de Coulonges-sur-l’Autize. Seulement 20 % viennent d’autres départements. Les employés s’installent avec leur famille près de leur lieu de travail, la population ne cesse d’augmenter jusqu’en 1906 pour atteindre 1 300 résidents.

En 1896, la commune compte déjà plus de 1 200 habitants et, parmi eux, quelques 180 mineurs. Au fond de la mine, l’ouvrier mineur gagne alors 3,30 francs par jour, le manœuvre et le machiniste 2,40 francs. À la surface, les hommes et les enfants qui travaillent sur le « carreau » et qui trient le charbon en fonction de sa qualité, sont payés moins de 1,75 francs.

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AD79, Série M, 10M17

Le droit de grève n’est reconnu aux ouvriers qu’en 1864 et celui de fonder un syndicat en 1884. Dans son numéro du 1er avril 1896, L’ouvrier syndiqué, le bulletin de l’Union des Chambres Syndicales Ouvrières des Bouches-du-Rhône relate la constitution de la Chambre syndicale des ouvriers mineurs de Saint-Laurs le 2 février 1896, laquelle compte 157 membres. On voit donc qu’une très grande majorité des travailleurs adhère au syndicat. Son existence va rendre possible la première grève en février 1896 pour la défense de l’emploi et pour des revendications salariales.
Enfin, il faut ajouter que vers 1894, à Saint-Laurs comme ailleurs, les salaires ont baissé au moment de la mise en application de la législation sur les caisses de retraite qui impose au patronat de contribuer aux pensions des mineurs. Pour trouver le financement, la Société des Houillères cherche à faire des économies, notamment sur les salaires. L’effort demandé aux ouvriers de Saint-Laurs est plus important que celui demandé à leurs collègues de Vendée. Le mécontentement gronde, il n’attend qu’une étincelle pour exploser. Et quand le 4 février, en arrivant au travail, les hommes sont informés que 30 d’entre eux sont licenciés au 1er avril et 8 mis à la retraite, la grève est déclarée !

A suivre …

 

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La maison

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La maison de Paco Roca, éd. Delcourt/Mirages

Suite de nos chroniques littéraires et généalogiques.

Paco Roca est un auteur de BD qui m’a déjà enchanté. J’avais parlé en mars de son roman graphique La Nueve consacré aux républicains espagnols ayant participé à la libération de Paris en 1945 avec leur capitaine Raymond Dronne. Aujourd’hui, il récidive avec une histoire familiale, son histoire, qui parle de filiation, de transmission et d’héritage dans tous les sens du terme. Tout ce qui devrait intéresser les généalogistes !

L’habitation du titre, c’est celle d’Antonio. C’est aussi toute la vie de cet homme, simple travailleur, qui l’a construite entièrement de ses mains pour lui et pour sa famille. A son décès, les 3 enfants José, Vicente et Carla retournent sur les lieux où ils ont passé leur jeunesse. Faut-il vendre ou faut-il garder la maison ? Leur personnalité, leur vécu, leurs souvenirs d’enfance, leur relation avec leur père sont très différents et pourtant, il faut arriver à faire un choix ensemble.

la-maison-paco-roca-arbre-genealogiquePaco Roca, dans un registre intime, nous fait partager une belle histoire familiale, en grande partie autobiographique. Une histoire contemporaine autour de sa fratrie. Une histoire d’autrefois, avec les réminiscences du passé, les souvenirs de jeunesse mais aussi l’évocation de la vie du papa. Du coup, il y a même un un arbre généalogique. Mais il y a également d’autres feuillus (un amandier, un oranger…) car le jardin a aussi son importance. Le livre alterne donc les séquences où les enfants d’Antonio essaient d’entretenir cette maison de bric et de broc, et les flashbacks dans ce même lieu.

Paco Roca nous emmène en Espagne, ce qui est bien agréable. Le livre parle aussi de la mort, de l’accompagnement, pourtant ce n’est jamais pesant. Bien au contraire, il reste à la fin du livre en mémoire un témoignage d’amour filial très touchant et bien servi par un dessin efficace et agréable.

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Enquête inaboutie à Louin

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J’avais mis de côté le premier des 2 procès verbaux de noyade (celui daté du 9 floréal an VII soit 28 avril 1799) du registre des décès de Louin. En causes, une transcription un peu plus difficile et un décès un peu plus énigmatique.

Maintenant que ce travail est fini, je me rend compte que ce texte a beaucoup de ressemblances avec celui de 1801 alors que le rédacteur est différent. Je retrouve le même plan de narration et le même style d’écriture, cela est dû à la nature de l’écrit et à la période post-révolutionnaire. Mais, j’ai trouvé aussi beaucoup d’éléments intéressants. Et je ne pouvais pas garder pour moi un document qui cite un dénommé Rousseau habitant à Voltaire*.

Plus sérieusement, je m’étonne que l’enquête sur la noyade n’ait pas été poussée plus loin. L’identité du noyé n’a pas été trouvée. Le lieu de la noyade (un fossé ?), la présence d’un sabre et l’absence de chaussures sur lui ou à proximité m’interrogent également. L’officier de santé (le susdit Augustin Rousseau de Voltaire) n’a rien vu de suspect, mais a-t-il bien fait son travail ? Autre questionnement, l’habillement et les objets trouvés sur le défunt, très précisément décrits, ne me semblent pas correspondre à ceux habituels des villageois. Derniers motifs d’intérêt ou d’étonnement, j’apprends comment on pouvait recruter et payer des fossoyeurs !
Voici donc le texte trouvé dans le registre (Louin, 1793-an X, décès, vue 38 et 39/72). J’ai gardé les mêmes règles de transcription que pour l’autre procès verbal de 1801 (style et tournures respectés, mais orthographe et ponctuation corrigées et intertitres rajoutés.)

La découverte du cadavre

L’an septième de la République française, une et indivisible et le neuf floréal, en notre demeure et devant nous Jacques Belliard, juge de paix du canton de Voltaire a comparu Pierre Poupard, agent municipal de la commune de Louin et y demeurant, lequel nous a dit qu’étant sur le chemin dudit lieu de Louin allant de Voltaire sur main droite au lieu appelé L’Ordegoux et dans un fossé de la rivière Chenevierre à Vincent Marsaut il a aperçu un cadavre flottant sur l’eau et qu’étant parvenu à retirer le dit cadavre il l’a déposé sur le bord du fossé et est venu nous en prévenir et, le dit comparant interpellé de signer sa présente déclaration et a signé, ainsi signé Poussard agent.

Les premières constatations

Sur quoi, nous juge de paix susdit ayant fait appeler deux citoyens de la dite commune, lesquels sont les citoyens Louis Rolland et Martin Marsaut nous sommes transportés, assistés comme dit est, où étant arrivés au dit endroit ci-dessus dit y avons trouvé le cadavre en question et après l’avoir examiné nous avons remarqué que c’est celui d’un homme âgé d’environ cinquante à cinquante-cinq ans, cheveux gris, taille d’environ cinq pieds deux pouces vêtu d’un habit bleu de cadis d’Aignan*, gilet rouge, drap écarlate, un autre gilet par dessous rayé en bleu, une mauvaise chemise, culotte de peau jaune, bas gris en laine tricotée à côtes et nu pied, un chapeau moitié usé. N’ayant aucune blessure, ayant trouvé dans ses poches une mauvaise cravate ensoyée, deux mauvais mouchoirs de poche, une craie d’écritoire* en cuivre jaune, une jarretière, une bouteille de coyer*, un mauvais bonnet de laine blanc, un couteau à havette*, et dans ses poches de culotte, il s’y est trouvé un franc et quatre-vingt-cinq centimes, et sans aucun papier, il fut trouvé auprès dudit cadavre un sabre et son ceinturon,

lenoyé

George Rohner, Le noyé (Image d’art)

Le rapport du légiste

et ayant fait appeler un officier de santé, est comparu le citoyen Augustin Rousseau, officier de santé demeurant commune de Voltaire, lequel après examen fait dudit cadavre nous a rapporté qu’il n’a aucune blessure, contusion ou extravasation*, et n’avoir que la bouche bavante, qu’il paraît avoir séjourné dans l’eau l’espace de sept à huit heures, et qu’il n’est pas possible de lui accorder aucun secours

Les dispositions funéraires

et personne n’étant venu réclamer le dit cadavre nous l’avons délaissé au dit citoyen Poupard agent municipal qui s’en est chargé pour le faire inhumer au champ de repos de la dite commune de Louin. Les vêtements et effets du dit cadavre ont été évalués neuf francs qui pourront par le dit citoyen Poupard être distribués à ceux qui l’assisteront en son inhumation.
De tout quoi nous avons fait procès verbal que nous avons signé au dit lieu où été trouvé le dit cadavre le jour et an de l’autre part ainsi signé à la minute du procès verbal

Rousseau, Rolland, Martin Marsault, Jacques Belliard juge de paix et Cochon greffier.

Le greffier mérite en partie son nom car j’ai eu un peu de mal à retranscrire certains mots, mais cela est dû surtout  à mon inculture ! Merci donc à celui et à celles (Sylvie, Françoise(s), Bernadette, Claudine, Isabelle, Nicolas…) qui m’ont aidé à les reconnaître et m’en ont donné la signification !

* Voltaire correspond à Saint-Loup-sur-Thouet dans les Deux-Sèvres. Le nom de l’écrivain a été brièvement donné à cette commune pendant la Révolution car la famille de Voltaire (les Arouet) est originaire de ce village. Certains spécialistes émettent d’ailleurs l’hypothèse que Voltaire aurait créé son nom d’écrivain à partir d’une autre commune toute proche du département, Airvault, en inversant les 2 syllabes (Vault-Air = Voltaire)

*  Le cadis est un tissu de laine. Les propriétaires d’une manufacture de Montauban, les Aignan, en ont produit sur plusieurs générations. C’est sans doute ce tissu qui est cité dans le texte.

* Le crayon a été inventé en 1795 par Conté. Avant, en concurrence avec la plume, on utilisait un tube métallique fendu et muni d’une petite bague coulissante pour maintenir une mine (craie, plombagine…) Si j’ai bien lu, il s’agit donc peut-être d’une sorte de porte-mine.

* Une bouteille de coyer est une bouteille de courge en d’autres termes une gourde.

* Sans doute un couteau à crochet (un havet est un crochet.)

* Extravasation : sortie non souhaitée d’un liquide hors de son canal vers les tissus qui l’entourent.

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Enquête minutieuse à Louin

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En cherchant un de mes possibles ancêtres qui avait eu la mauvaise idée de mourir un peu plus loin, j’ai découvert une commune des Deux-Sèvres justement appelée Louin. Les registres de celle-ci n’ayant pas encore été dépouillés, la date de décès m’étant inconnue, je me suis donc plongé dans les recueils en ligne. Si fouiller de façon systématique est parfois la source de grandes déceptions quand la recherche est vaine, cela peut être aussi la cause de belles découvertes, même si elles n’ont pas toujours de rapports directs avec son arbre généalogique. Et c’est ici le cas. J’ai eu la chance de trouver l’acte de décès recherché, mais je suis tombé aussi sur la relation de 2 décès par noyade décrits de façon très précise.

Dans le registre des décès de Louin (1793-an X), il y a donc 2 procès verbaux suite à la découverte de noyés. Je me rends compte de la richesse de ce type de document. Je savais déjà que nos ancêtres étaient peu doués en natation, vu le nombre de décès de ce genre que j’ai rencontré. Maintenant, je sais aussi qu’une enquête pouvait être menée très sérieusement à cette époque, même à la campagne, avec témoignages, médecin légiste… bien avant l’essor de la police scientifique. Je m’aperçois que les connaissances médicales sont bien plus sérieuses qu’aux siècles précédents. La description précise du physique et de l’habillement des malheureux noyés me permet aussi de savoir comment nos ancêtres étaient vêtus il y a plus de 200 ans.
Aujourd’hui, je ne vous retranscris que le procès verbal le plus récent en date du 9 frimaire an X (30/11/1801), soit les vues 67 et 68 du registre (je garde l’autre, plus ancien mais plus énigmatique pour un probable futur article.) J’ai gardé le style et les tournures parfois maladroites du document, mais j’ai corrigé l’orthographe et la ponctuation pour rendre le texte plus lisible. Et j’ai rajouté des intertitres !

La découverte du cadavre

L’an dix de la République française, le neuf frimaire en notre demeure et devant nous René Linassier, assesseur du juge de paix du canton de Saint-Loup, département des Deux-Sèvres, arrondissement de Parthenay, sont comparus citoyens Jean Jannot et Georget gagés de la citoyenne Cornuault veuve Poyrault, meunière au moulin de Touvois, commune de Louin, appartenant à la veuve Lescure, lesquels nous ont dit qu’étant devant l’écluse du dit moulin ils ont aperçu un cadavre flottant sur l’eau et qu’étant parvenus à pêcher le dit cadavre, l’ont déposé sous un ballet du dit moulin auprès de la dite écluse.
Ils ont été conciliés de venir nous en donner avis, les dits comparants interpellés désignés. La présente déclaration ont répondu ne le savoir.

Les premières constatations

Sur quoi nous, dit Linassier tenant la place du juge de paix pour cause de maladie, ayant fait appeler le citoyen Marsault, maire de la commune du dit Louin, et René Caillault, adjoint de la dite commune, nous sommes avec eux transportés au lieu ci-dessus indiqué, nous y avons trouvé le cadavre en question et après l’avoir examiné, nous avons remarqué que c’est celui d’un homme âgé d’environ trente-sept ans, cheveux noirs, taille d’environ cinq pieds, trois pouces, vêtu d’une veste large gris-blanc et un gilet et culotte même façon. Dans la jambe droite avait un bas de laine gris-blanc, la gauche une guêtre de toile blanche et un chausseron gris-blanc.

Le rapport du légiste

N’ayant vu aucune blessure et rien trouvé dans les poches et ayant aussi fait appeler un chirurgien, est comparu Jean Isaac Drouhet, demeurant à Saint-Loup, lequel après examen du dit cadavre nous a rapporté qu’il n’a reconnu aucune plaie extérieure ni contusion qui ait pu déterminer le genre de mort. Estime en outre que le cadavre a séjourné à peu près douze heures, attendu qu’il n’a reconnu aucune infiltration dans le tissu cellulaire, ni épanchement dans les viscères abdominaux, et lequel a cru que tous les secours de l’art devenaient inutiles.

Drouhet, officier de santé

Le mystère résolu

Et devinant, le dit jour sur les trois heures du soir devant nous assesseur susdits, est comparue Jeanne Baranger, demeurant au dit lieu de Louin, laquelle nous a dit (???) qu’on avait pêché un homme noyé au dit moulin de Touvois, que son cadavre y avait resté déposé, elle s’y est transportée, laquelle a très bien reconnu le dit cadavre pour être celui de Charles Arnault son mari, laquelle vient le réclamer pour le faire inhumer dans le cimetière du dit Louin et déclare ne savoir signer.
De laquelle comparution et réclamation nous avons donné acte à la dite Baranger et ordonnons que le cadavre dont est question lui remis pour lui procurer la sépulture.
Fait et dressé le présent procès verbal au dit moulin de Touvois, commune de Louin, sur les trois heures du soir de relevé le jour ainsi que dessus.

Marsault maire
mairie de Louin

louin thouet

Le Thouet à Louin, carte postale ancienne

Si vous trouvez que l’enquête des citoyens Linassier, Marsault et autres n’est pas assez minutieuse, si vous voulez chercher de nouveaux indices, ce ne sera pas facile car les années ont passé. Cependant, vous trouverez peut-être l’emplacement du moulin de Touvois, au bord de la rivière Thouet, car il est donné par la carte de Cassini.

Sinon, un tout petit peu plus loin, il y a une retenue d’eau qui a été créée avec le barrage du Cebron. Il est possible de s’y baigner, à condition de savoir nager !

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Eux sur la photo

Comme promis par Raymond dans le bilan du Challenge AZ, nous ouvrons une nouvelle rubrique autour de nos lectures faisant écho à la généalogie. J’inaugure aujourd’hui cette catégorie !

eux_sur_la_photoHélène Gestern. Eux sur la photo. Arléa éditions (collection 1er mille), 2011. Il existe aussi une édition Arléa poche et une version en livre lu chez CDL éditions.
Ce récit, évoqué lors du challenge AZ, devrait plaire à tous les passionnés de généalogie : Hélène, archiviste à Paris, cherche à connaître la vérité sur sa mère morte alors qu’elle n’avait que 3 ans et dont on a toujours refusé de lui parler. Son seul indice est une photo où sa mère apparait entourée de 2 hommes. Au dos de cette photo, deux noms sont mentionnés.


La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l’homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s’il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l’air d’avoir environ trente ans, mais peu être le plus grand est-il un peu plus âgé. Le paysage en arrière-plan, que masquent en partie les volumes d’une installation sportive, est à la fois alpin et sylvestre : un massif, encore blanc à son sommet, ferme la perspective en imprimant sur la scène une allure irréelle de carte postale.
Tout, dans ce portrait de groupe, respire la légèreté et l’insouciance mondaine.


Hélène, rongée par l’ignorance, décide de faire passer une annonce dans la presse nationale. Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, finit par lui répondre, il a reconnu son père. S’engage alors entre eux une correspondance pour tenter de comprendre le lien qui a pu exister entre leurs deux parents.

Ce récit épistolaire, qui alterne les lettres, les cartes postales, les e-mails et même les SMS touche juste. Les secrets de familles sont bien sûr au cœur de cette histoire et nous avançons au rythme des découvertes d’Hélène et de Stéphane.
Au delà des recherches et des investigations de nos deux personnages, le récit met en évidence le besoin vital de connaître la vérité trop longtemps cachée mais aussi la peur, les angoisses face aux découvertes. Cette quête n’est pas sans péril et risque de déstabiliser, mais le besoin de savoir est plus fort que tout.
Un court roman (273 pages) au rythme soutenu, ponctué des descriptions de photos poétiques et vivantes. Il se dégage beaucoup de délicatesse et de sensibilité de cette histoire et on la lit d’une traite tant on a hâte de connaître le dénouement.

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Bilan tardif AZ

Le mois de juillet est presque écoulé et Sylvie et moi n’avons pas encore fait notre bilan du challenge AZ 2016. Il est vrai que, comme cet exercice a demandé pas mal d’énergie, un peu de repos n’est pas totalement inutile. Il est également vrai que nous avons travaillé à deux et que, en conséquence, nous devrions être un peu plus frais que les autres. Je m’y mets donc !

Le mois de juin a été riche en participants, avec des blogueurs de tous âges, des petits nouveaux et des très expérimentés, avec également des généalogistes professionnels et des archivistes. Les approches ont été très variées. Tout le monde a pu, comme Sylvie et moi, y trouver son bonheur.

Quant à nous, même si nous avons mal évalué les efforts nécessaires, nous sommes plutôt contents du choix de notre thématique : littérature et généalogie. Cela nous a fait réfléchir, relire des livres d’un œil nouveau, découvrir de nouveaux auteurs pour ma part. Nous y avons pris tellement de plaisir que nous allons ajouter une nouvelle rubrique à notre blog, et ainsi faire partager régulièrement des lectures (fictions, BD, documentaires…) ayant trait à la généalogie.

abc2016Avec un mois de recul, nous pouvons donner le Top 5 des articles du blog les plus consultés :
D comme Druon
A comme Alessandra
– H comme Hergé
C comme Christie
G comme Garat

Sans trop de surprise, pour qu’un billet soit le plus lu, il vaut donc mieux qu’il concerne un auteur très connu avec une initiale proche du début de l’alphabet. Nous ne nous attendions pourtant pas à un tel intérêt pour Les rois maudits de Maurice Druon ! Sans vouloir modifier les préférences des lecteurs, j’en profite pour inviter ceux qui ne connaissent pas Maus de Spiegelman à le découvrir : c’est un chef d’œuvre de la BD et de la littérature qui de plus questionne sur la généalogie. Et Sylvie quant à elle vous recommande La saga des émigrants de Moberg qui montre la réalité quotidienne de personnes qui vivent le déracinement et qui découvrent un nouveau monde.

Pour finir, nous envoyons un grand merci à tous ceux qui ont visité notre blog et à tous ceux qui nous ont encouragé et commenté pendant tout ce challenge. Je pense bien sûr en premier à Guillaume qui, tous les jours, a réagi avec à propos à nos choix littéraires.
Et nous envoyons aussi un grand bravo à l’initiatrice de ce projet, Sophie, qui a gagné LE livre (Portrait d’un mariage de Nigel Nicolson) mis en jeu lors de ce challenge.

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Z comme Zola

Littérature et généalogie
Les Rougon-Macquart
: généalogie et hérédité.

fortune_des_rougonSi Z est la dernière lettre de l’alphabet, c’est aussi l’une des premières que nous avons trouvées quand j’ai décidé avec Raymond de faire un challenge littérature et généalogie !
Au travers des 20 romans qui composent le cycle des Rougon-Macquart, Zola cherche à montrer les ravages causés dans sa descendance par la névrose d’Adélaïde Fouque, mariée d’abord à Rougon, puis amante de Macquart, un ivrogne. 


Les Fouque étaient les plus riches maraîchers du pays ; ils fournissaient de légumes tout un quartier de Plassant. Le nom de cette famille s’éteignit quelques années avant le révolution. Une seule fille resta, Adélaïde, née en 1768, et qui se trouva orpheline à l’âge de dix-huit ans. Cette enfant, dont le père mourut fou, était une grande créature, mince, pâle, aux regards effarés, d’une singularité d’allures qu’on put prendre pour de la sauvagerie tant qu’elle resta petite fille. Mais, en grandissant, elle devint plus bizarre encore ; elle commit certaines actions que les plus fortes têtes du faubourg ne purent raisonnablement expliquer et, dès lors, le bruit courut qu’elle avait le cerveau fêlé comme son père. Elle se trouvait seule dans la vie, depuis six mois à peine, maîtresse d’un bien qui faisait d’elle une héritière recherchée, quand on apprit son mariage avec un garçon jardinier, un nommé Rougon, paysan mal dégrossi, venu des Basses-Alpes.


Le premier volume, La fortune des Rougon, est publié en 1871.
Zola ne se lance pas au hasard dans l’écriture de son cycle romanesque. Dès 1868, le plan d’ensemble est prêt. Il dresse l’arbre généalogique de ses personnages sur 5 générations : chaque membre de la famille se retrouve dans une « feuille » composée de 3 parties : un bref résumé chronologique de sa vie, ses tendances héréditaires et son métier.

arbre_rougon_macquart

Image Gallica

Issues d’une ancêtre commun, Adélaïde, les deux branches se séparent vite. Aux Rougon, branche bourgeoise, s’opposent les Macquart, branche ouvrière. Entre les deux, la branche des Mouret.

Au nom de la modernité, Zola rejette le romantisme car il poursuit le but d’une littérature scientifique. Il donne ses lettres de noblesse au naturalisme qui, dans cette œuvre, montre l’influence de l’hérédité sur des destins individuels. docteur_pascalZola s’est aussi inspiré des travaux du docteur Claude Bernard. Il en expose longuement les théories, aujourd’hui dépassées, dans le dernier titre de la série, le Docteur Pascal, publié en 1893.

C’est grâce aux 20 volumes qui composent les Rougon-Macquart que nous connaissons le mieux Zola. Sa gloire littéraire est liée à cette saga familiale. Tout le monde a lu au moins les titres les plus emblématiques. Avec à une écriture ample et foisonnante, l’œuvre littéraire a su dépasser le postulat scientifique de l’époque. Zola a fait naître une grande famille, ses membres prennent vie sous nos yeux : ils souffrent, aiment et se déchirent au sein du milieu social dans lequel ils évoluent. Aujourd’hui, Nana, Gervaise ou Étienne Lantier ne sont pas connus parce que leur comportement est le fruit de leur ascendance, mais parce que Zola a su en faire les témoins humains et sensibles de leur temps.

PS: si vous aimez Zola, ne manquez pas sur le blog de Marino (De France et d’Aïeux) son challengeAZ 2016 consacré intégralement à cet auteur.

Sources :
Wikipédia : l’article sur les Rougon-Macquart
Zola et le naturalisme
Émile Zola genèse du roman familial

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Y comme Yourcenar

Littérature et généalogie
Le labyrinthe du monde
: raconter son histoire familiale.

labyrinthe_du_mondeLe labyrinthe du monde est une trilogie autobiographique écrite par Marguerite Yourcenar. Elle comprend 3 volumes : Souvenirs pieux, Archives du nord, Quoi ? L’éternité, et est centrée sur sa famille et à ses premières années. Dans le choix des titres elle pose déjà son travail de généalogiste. Souvenirs pieux évoque ces petites images émises au décès d’un proche et que l’on glissait dans un missel. Archives du nord évoque l’établissement lillois qu’elle sollicita au cours de la rédaction de son livre pour obtenir des documents sur ses ancêtres paternels flamands, les Cleenewerck de Crayencour. Avec Quoi ? L’éternité, elle interroge la trace que laisse une famille dans le temps.

Le premier volume, Souvenirs pieux, est consacré à la famille maternelle de Marguerite et commence par le récit de sa naissance : un récit froid et clinique, presque détaché, qui se termine par sa naissance mais aussi par la mort de sa mère Fernande une dizaine de jours plus tard. L’auteure remonte ensuite le temps grâce à des documents retrouvés après le décès de son père : elle évoque la rencontre de ses parents, la grossesse… Elle s’attache à sa branche maternelle, une famille noble de Belgique, en s’arrêtant plus longuement sur certains personnages. Ainsi, elle évoque Mathilde, la mère de Fernande, qui mit au monde 11 enfants. Ici, à la différence des pages sur sa propre naissance, elle trouve d’autres mots pour évoquer les grossesses avec son lot de craintes, de peurs et ses joies.


Si l’on réfléchit que quelques fausses couches s’intercalent d’ordinaire, dans ces familles nombreuses, dans la série des naissances, si l’on songe d’autre part que les relevailles d’une dame signifient à l’époque six semaines de chaise longue, c’est plus de dix ans de ces dix-huit années de mariage que Madame Mathilde a passé au service des divinités génitrices. Dix ans écoulés à compter les jours en se demandant si oui ou non elle était « prise », à subir ces petits inconvénients de la grossesse, à préparer la layette du nouveau venu en réutilisant celle de ceux qui, morts ou vivants, l’ont précédé, et plus discrètement, à assembler chaque fois dans un de ses tiroirs les éléments de sa propre toilette mortuaire, portant épinglées de timides dernières volontés, pour le cas où Dieu voudrait à cette occasion la rappeler à lui.


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Extrait de l’arbre généalogique de Marguerite Yourcenar

Dans les 3 tomes de la trilogie, Marguerite Yourcenar part d’une simple histoire familiale comme il en existe beaucoup et fait œuvre de création littéraire. Elle qui a choisi pour nom de plume l’anagramme de son nom « Crayencour » se pose en généalogiste. C’est dès 1921, à l’âge de 18 ans, qu’elle élabore ce projet avant de l’abandonner pour en reprendre l’écriture en 1969. Elle utilise une large documentation qui comprend des lettres, des photos, des témoignages écrits et oraux, des souvenirs pieux, des monographies historiques et locales… « Elle essaie de retranscrire les événements familiaux au plus près de la vérité historique qui émerge des sources. » Son talent est de donner vie à ses personnages, de raconter une histoire familiale presque universelle qui a influé sur ce qu’elle est devenue.

X comme auteurs inconnus

Littérature et généalogie
La légende arthurienne : une large paternité.

livre arthurienOn ne sait pas qui a écrit La Demoiselle à la mule, Le Chevalier à l’épée, Gliglois, Hunbaut, L’Âtre périlleux, Les Merveilles de Rigomer, Le roman de Jauffré, Le Chevalier au papegau… Tous ces livres dont les auteurs nous sont inconnus font partie de la légende arthurienne née aux alentours du VIe siècle. Cette littérature purement celtique au départ s’est enrichie au contact du roman courtois français (Chrétien de Troyes), d’auteurs allemands (Wolfram von Eschenbach), italiens (Rusticien de Pise) ou anglais (Geoffrey Chaucer). Elle traverse les siècles jusqu’à aujourd’hui. Des auteurs, depuis le XIXe siècle, perpétuent le cycle : des Anglais comme Tennyson, Tolkien ou Morpugo, des Français comme Appolinaire, Barjavel ou Gracq, et même des Américains comme Steinbeck.

Ce cycle littéraire est donc un peu comme nos arbres généalogiques : on retrouve ses racines en remontant les siècles, en visitant différents pays, et, comme en généalogie, certains parents restent à jamais inconnus. Il est aussi un peu comme nos familles, il se modernise, s’élargit à d’autres domaines : la musique (Purcell et Wagner), le cinéma (Thorpe, Hattaway, Bresson, Rohmer, les Monty Python, Boorman) la télévision (Astier), et (vous vous doutez peut-être que j’allais y arriver) la bande dessinée.
prinzDans ce genre littéraire, la référence absolue est Prince Valiant de Hal Foster. Il s’agit d’ailleurs plus de texte mis en images (il n’y a pas de bulles, les planches sont le plus souvent un « gaufrier » de 9 cases) que de BD. L’œuvre est réputée par le talent graphique du dessinateur. Foster est aussi très à l’aise pour restituer l’univers médiéval et légendaire autour du roi Arthur. Prince Valiant, le jeune héros qu’il a créé, évolue au milieu des chevaliers de la Table ronde et à la Cour de Camelot. Nous le retrouvons donc avec Lancelot, Gauvain, Merlin, Morgane et Guenièvre, dans des histoires où on retrouve de l’aventure dans l’esprit des romans de chevalerie, mais aussi de la romance dans l’esprit des romans courtois !

Le cycle arthurien a donc de nombreux pères et quelques mères (Marie de France, Marion Zimmer Bradley…). N’essayons pas d’en faire l’arbre généalogique, ni même celui  du roi Arthur. Il pourrait certes plaire à ceux qui aiment la complexité : ainsi, Arthur et sa demi-sœur Morgane sont les parents de Mordred ; de plus, comme pour les divinités grecques ou comme pour les plus anciennes dynasties, les sources se contredisent. Certains s’y sont lancés sur Généanet (il y a 6 pages de réponses pour une recherche sur Arthur Pendragon) et plusieurs prétendent même descendre du roi de Camelot. Peut-être veulent-ils rejoindre la légende arthurienne ? On peut plus simplement visiter la belle exposition aujourd’hui virtuelle de la BnF intitulée La légende du roi Arthur.

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