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Plusieurs familles de meuniers, installées au long de la Sèvre Niortaise, se retrouvent dans ma généalogie.
C’est le cas de François Hurtault, fils d’un métayer, qui épouse en 1755 Marie Chenu, fille d’un meunier. D’abord chasse-mulet*, il devient meunier au moulin de Compéré puis au moulin d’Anne de Sainte-Pezenne. Ces deux moulins à eau disposent de 2 roues et peuvent moudre 600 kg de farine par jour.

Le Moulin d'Anne , Surimeau, Sainte-Pezenne, carte postale ancienne

Le Moulin d’Anne à Surimeau de Ste-Pezenne, carte postale ancienne

Le couple a six enfants, et au moins deux des garçons suivent la voie tracée par leur père. Pierre, l’aîné, est meunier au Moulin d’Anne, alors que son frère Louis est chasseron*.
Tous ces moulins le long de la Sèvre approvisionnent Niort, la ville voisine, en farine. Aujourd’hui Ste-Pezenne en est un quartier et, si le moulin d’Anne existe toujours, il est devenu une résidence privée.

* On trouve indifféremment dans les actes chasseron ou chasse-mulet, le premier est un terme poitevin. Dans les deux cas, il s’agit du garçon meunier chargé de rapporter la farine chez ceux qui ont confié leur blé au moulin, en chassant (poussant devant soi) l’âne qui le porte.

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