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Dans toutes les généalogies les remariages sont nombreux, les femmes mouraient en couches, les accidents étaient fréquents et les maladies pouvaient emporter quelqu’un très rapidement.
S’il est fréquent de trouver un deuxième mariage pour un des époux, en trouver trois est plus rare et quatre reste exceptionnel.
Dans mon arbre, j’ai un sosa qui s’est marié quatre fois, il s’agit de Jean Suire.
Jean Suire est né à Vernoux-en-Gâtine en 1701, son père Pierre y exerce le métier de maréchal, avant d’aller s’installer à l’Absie comme maître maréchal, il y meurt en 1713.
Jean Suire est lui aussi maréchal il vit déjà à Saint-Laurs, à quinze kilomètres de là, lorsqu’il épouse Françoise Texier le 7 juillet 1728. Il a 27 ans et son épouse en a 36. Françoise meurt moins de cinq ans plus tard en février 1733, il semble que le couple n’ait pas eu de descendance.
Très vite, le 4 mai 1733, Jean épouse Perrine Pipet, mon aïeule, elle a 20 ans et est la fille d’un tuilier. L’année suivant naissent Jean, puis Louis, mon ancêtre. Louis a trois mois lorsque sa mère décède, le 28 février 1736.
Jean a alors 35 ans et deux enfants en bas âge. Cette même année, le 28 novembre 1736, il épouse Louise Ragueneau âgée de 34 ans. Ensemble, ils auront quatre enfants, trois filles et un garçon. mais dix ans plus tard, Louise meurt à son tour, le 7 novembre 1746.
Des six enfants de Jean, seuls quatre sont encore en vie et le plus jeune n’a que deux ans. Cependant, ce n’est que le 18 juin 1749, après trois ans de veuvage qu’il épouse en quatrièmes noces Françoise Pineau, il a 48 ans et elle 28 ans. Cinq enfants naîtront de cette dernière union et, là encore, trois meurent dans leur petite enfance.

Église_Saint-Laurs_carte_postale_ancienne

Église de Saint-Laurs, carte postale ancienne

A l’époque, on se marie souvent dans la même paroisse. Les trois premières épouses de Jean sont nées et vivent à Saint-Laurs, seule le dernière est née à Béceleuf, et les quatre mariages ont tous eu lieu dans cette église de Saint-Laurs.
Pour les hommes, comme pour les femmes, trouver un nouveau conjoint est une nécessité. Il est très difficile pour un seul des époux d’assurer un travail, aux champs ou comme ici dans une forge, et d’élever de jeunes enfants. Cela explique sans doute que beaucoup de remariages ont lieu dans l’année qui suit le décès du conjoint, il s’agit en effet d’assurer au plus vite le bon fonctionnement du foyer.
Jean va vivre onze ans auprès de Françoise, il s’éteint à Saint-Laurs le 19 janvier 1760, à l’âge de 59 ans et la dernière de ses quatre épouses assiste à ses obsèques.

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