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dessin extrait de « Gaston Lagaffe » d’André Franquin (éd. Dupuis)

« FTRRIIII » Un méfait vient d’être commis, le sifflet du policier retentit et la justice ne va pas tarder à suivre son cours. Le neveu d’un de mes aïeux a lui aussi été confronté à la justice et cela aurait pu lui coûter très cher !!!
(Merci au Cercle généalogique des Deux-Sėvres qui, dans sa revue, m’a fait découvrir ce procès)

François-Jacques Deborde naît à Pugny (Deux-Sèvres) en 1784. Il est le fils unique de Jacques Deborde et Marie Baudouin. Sa mère meurt assez tôt, son père se remarie en 1797 avec Louise Auger. François-Jacques n’a que 10 ans pendant les guerres de Vendée, et il baigne sans doute dans l’ambiance contre-révolutionnaire de la région. La paix revient, cependant les troubles perdurent dans le Bocage jusque vers 1815. Ainsi, de nombreux jeunes sont réfractaires à la conscription en ce début de XIXe siècle et certains participent à diverses exactions, qui vont du simple fait divers à la rébellion. François-Jacques Deborde, réfractaire lui aussi, avait certainement de mauvaises fréquentations puisqu’il est arrêté avec 7 autres personnes accusées d’avoir participé à des attroupements mais aussi des vols, violences, voies de fait et homicides depuis 1806. Le procès se déroule à la cour de justice criminelle de Niort le 18 juin 1808. Les sentences sont sévères : 2 des prévenus coupables d’assassinats sont condamnés à mort et guillotinés le 5 juillet, 4 autres sont condamnés à être exposés sur la place publique de Niort le 7 juillet avant d’être envoyés au bagne de Rochefort. François-Jacques Deborde devait être bien moins impliqué car il est acquitté ainsi qu’un autre prévenu. Il est cependant remis aux autorités militaires, puisqu’il est réfractaire, pour être sans doute enrôlé dans l’armée napoléonienne.

Je le retrouve en 1817 sur sa terre natale. Il est bordier et cette même année une petite fille naît à Pugny de son union avec Marie Auger. Son épouse décède l’année suivante et François-Jacques meurt le 22 septembre 1827, âgé de 42 ans, vingt ans après avoir connu ces déconvenues avec la police et la justice.

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