Littérature et généalogie
Petit-fils d’Algérie : Rechercher ses racines à l’étranger.

petit-fils d'algérieLors du challenge AZ 2015, j’ai découvert des généalogies dépaysantes, très différentes de la mienne enracinée depuis des siècles sur un petit terroir poitevin. J’avais notamment été intéressé par un article du blog Les Plancard et leurs ancêtres (Alger et la tombe de mon grand-père) qui m’avait entraîné de l’autre côté de la Méditerranée. J’ai depuis découvert bien d’autres histoires similaires au travers des blogs.
Partir à la recherche de ses ancêtres, c’est remonter le temps mais, pour beaucoup, c’est aussi voyager, aller à la rencontre d’autres pays et d’autres cultures. La quête de ses racines familiales à l’étranger se retrouve dans plusieurs BD récentes. Ce n’est pas surprenant quand on sait que l’introspection et le reportage sont deux tendances importantes de ce genre littéraire. L’album que j’ai choisi évoque lui aussi l’Algérie.

Petit-fils d’Algérie, édité chez Casterman, raconte le voyage de l’auteur, Joël Alessandra, au pays où a vécu sa famille maternelle. Il ne connaît que quelques bribes racontées par sa mère : ses ancêtres sont des Italiens qui ont fui la misère de leur pays au début du XXe siècle pour s’installer dans ce qui apparaissait alors comme un eldorado, l’Algérie. Il décide de partir à la recherche des lieux où ont vécu ses aïeux et c’est ce reportage qui est raconté dans le livre. Tout en s’intéressant au pays actuel et à ses problèmes, il s’interroge sur le comportement de sa famille autrefois, pendant la période coloniale et pendant la guerre d’indépendance. Il retrouve aussi les lieux où ses grands-parents ont vécu et travaillé, il rencontre des témoins… Ainsi, il découvre des immeubles construits par son grand-père architecte…

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Il existe d’autres BD sur cette même thématique, le style et la technique varient mais l’émotion est toujours présente. Comme chez Alessandra, on y retrouve l’évocation du passé à travers les rencontres de témoins, les trouvailles de maisons, de tombes… mais aussi les fausses pistes, les hésitations. Et ce n’est pas que de la nostalgie, ces voyages permettent aussi de connaître et comprendre un pays et ses habitants d’aujourd’hui. Voici quelques exemples lus récemment :
– en Algérie également : L’Algérie, c’est beau comme l’Amérique d’Olivia Burton et Mahi Grand (éd. Steinkis)
– en Croatie et en Italie : Placinche, histoire d’une exilée de Caterina Sansone et Alessandro Tota (éd. de l’Olivier)
Et mes 2 préférés :
– au Portugal : Portugal de Cyril Pedrosa (éd. Dupuis)
– en Pologne : La propriété de Rutu Modan (éd. Actes Sud)

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