L’odeur de la forêt

Dans L’odeur de la forêt, Hélène Gestern enquête sur fond de Première Guerre mondiale. Son nouveau roman n’est pas sans rappeler un autre de ses titres, Eux sur la photo.
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Élisabeth Bathori, historienne spécialiste de la photographie, se voit confier un fonds d’archives, la correspondance entre Alban de Willecot, un jeune lieutenant parti au front en 1914, et un grand poète français, Anatole Massis. Élisabeth, qui vient de perdre son mari, va se plonger dans cette correspondance et découvrir une histoire familiale mais aussi l’horreur du conflit.

L’histoire est dense, très dense et sur près de 700 pages, Hélène Gestern nous fait vivre au rythme des découvertes d’Élisabeth. Le roman nécessite une attention de chaque instant pour ne pas se perdre dans les nombreuses pistes explorées et les divers personnages à plusieurs époques et dans plusieurs pays.

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Soldats français dans les tranchées de 1ère ligne, 1915. Agence Rol  © Galica

Mais le voyage en vaut la peine ! Hélène Gestern connait à l’évidence son sujet. Elle sait nous faire découvrir les lieux, les sources, les interlocuteurs. Et, comme dans Eux sur la photo, elle mêle à son récit, des lettres d’Alban, des extraits d’un journal ou encore des récits d’événements passés.
L’odeur de la forêt, est un récit intimiste mais pas uniquement. il plonge dans l’histoire, dissèque le quotidien des poilus, la vie dans la tranchée, les assauts, l’ennui, la peur. il montre aussi le besoin de témoigner de raconter et la chape de silence imposée par le commandement.
Le roman traverse aussi la Seconde Guerre mondiale, vagabonde au Portugal et nous fait découvrir le milieu de la recherche, entre colloques européens (on croise d’ailleurs Hélène, l’héroïne d’Eux sur la photo, lors d’un congrès à Madrid), querelles ou complicités entre chercheurs, institutions et autres musées.
Et malgré quelques petites réserves, on éprouve un vrai plaisir de lecture pour le regard passionnant que le roman pose sur la guerre 14-18 et l’horreur des tranchées.

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2 commentaires sur “L’odeur de la forêt

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