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Épitaphe en latin. Source Gallica

Faut-il avoir étudié les lettres classiques pour faire de la généalogie ? Une connaissance approfondie du latin est-elle nécessaire pour rechercher ses aïeux ?

En étudiant les registres paroissiaux les plus anciens, il m’arrive de trouver des actes en latin. Ça m’amuse toujours de voir accolés des prénoms latins ou latinisés avec des noms typiques du Poitou. C’est le cas du mariage de mes ancêtres Renatum Martineau et Clementinam Paynot,  à Boësse, (la date est sur l’acte précédent, die vigesima septima mensis novembris anno pdicto millesimo sexcentesimo trigesimo quarto soit le 27 novembre 1634). Heureusement, le prêtre Robichon a une écriture particulièrement soignée et il est assez facile de repérer les parents du marié, Hermetis Martineau et defuncta Andrea Billé conjugum et ceux de la mariée, defuncti Petri Paynot et Martialis Marsault conjugum. Mais ce n’est pas toujours le cas !

latin mariage

AD79 – BMS 1618-1667 Boësse, vue 67/120

Plus tard, quand l’édit de Villers-Cotterets qui oblige à rédiger les actes en langue française se sera totalement imposé, on trouve encore quelques rares traces de latin, notamment avec la mention obiit (il est mort) signalant bien souvent, en marge d’un acte de baptême, le décès d’un nourrisson.

Le généalogiste contemporain est-il aujourd’hui friand de latin ? Quand il pratique cette activité, il se définit le plus souvent comme de cujus, c’est-à dire la personne dont il recherche les ancêtres. Encore a-t-il évité la locution complète « de cujus successione agitur » (celui ou celle dont la succession est en cause). Il utilise aussi l’abréviation ca utilisée quand une date n’est pas sûre devant une année, pour remplacer le mot latin circa (environ, à peu près).

Il n’y a donc pas vraiment plus de mots latins en généalogie que dans le reste de la langue française. A priori, il ne faut pas se chercher d’alibi pour pratiquer cette activité. Ipso facto, c’est un loisir presque gratis qu’un quidam peut  pratiquer incognito. Pour moi, la généalogie, c’est le summum !

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