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motscroisés

Extrait de Paris-Soir (30-12-1942). Source Gallica

L’implexe, c’est complexe ! La preuve, il y en a dans les mots croisés ! La numérotation Sosa-Stradonitz permet d’appréhender le caractère exponentiel du nombre de nos ancêtres puisque, à chaque étage on se rend compte que le nombre double : nous avons 2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, etc. Au 8ème degré d’ascendance (vers 1750), nous pouvons avoir théoriquement 256 ancêtres ; au 16ème (vers 1530), nous arrivons à de 65 536 ; au 24ème (vers 1300), ils seraient plus de 16 millions. Le nombre de nos ancêtres dépasserait alors la population française de l’époque ! Heureusement, les implexes nous sauvent !

Un implexe, c’est un ou une ancêtre qui se retrouve à différents endroits d’un arbre généalogique. Cela peut apparaître très vite dans un arbre. En effet, autrefois les populations pour la plupart bougeaient peu, elles étaient attachées à la terre, à une paroisse, à un terroir. Du coup, en oubliant toute considération liée aux sentiments, le choix d’un conjoint pouvait devenir très vite restreint. Et même si l’Église catholique prit quelques précautions en interdisant les mariages entre parents trop proches afin d’éviter les risque liés à la consanguinité, il n’empêche que, au bout de quelques générations, on se retrouvait bien souvent à convoler en justes noces avec un cousin ou cousine éloignée. Le problème était pire pour les familles royales qui ne voulaient pas voir leur sang bleu se mélanger avec celui de roturiers ou de nobles de petite condition : les mariages entre cousins étaient encore plus fréquents. Ainsi, selon Jean-Louis Beaucarnot, le roi d’Espagne Alphonse XIII à la 11ème génération n’avait que 111 ancêtres au lieu des 1 024 théoriques. Et nous-mêmes avons beaucoup moins d’aïeux au XIIIe siècle que les 16 millions attendus.

J’ai 252 ancêtres au lieu de 256 au 8ème degré d’ascendance, quand les premiers implexes apparaissent dans mon arbre. Louis Grellier (vers 1730-vers 1787) et son épouse Marie-Anne Gabilly (vers 1738-1820) sont chacun 3 fois dans ma généalogie puisqu’il y a eu des mariages quelques générations plus tard entre certains de leurs descendants.  J’ai fait fait un tableau simplifié qui explique comment (les numéros sont ceux des SOSA) : on y voit l’union d’Auguste Chesseron et Marie-Louise Roy, 2 arrière-petits-enfants du couple, puis, une génération plus tard l’union de la fille d’Auguste et Marie-Louise, Marie-Joséphine Chesseron, avec un autre arrière-arrière-petit-fils, Lucien Deborde.

implexeMes 2 arrière-grands-parents savaient-ils qu’ils étaient cousins ???

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