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Quand j’ai commencé à m’intéresser à mes ancêtres, il y a quelques années, j’ai été intrigué par la page intitulée « Quartiers » de la revue du Cercle généalogique des Deux-Sèvres. Je voyais bien qu’on ne s’intéressait pas aux différentes parties d’une ville car il s’agissait d’une longue liste sur plusieurs pages de noms d’hommes et de femmes numérotés. J’ai depuis appris et compris que cela désignait la liste des ancêtres directs d’une personne regroupés par degrés d’ascendance.

L’utilisation de ce mot « quartiers » trouve son origine dans les liens qui unissaient autrefois généalogie et noblesse. On le remarque dans l’expression les quartiers de noblesse, qui désignaient au départ les 4 parties d’un blason contenant chacune les armoiries d’ancêtres. Ils prouvaient la noblesse mais  ne préservaient pas d’un destin tragique ou d’une mort prématurée : dans l’exemple ci-dessous, les quartiers sont ceux du dauphin Louis Joseph Xavier François, fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, mort le 4 juin 1789 à l’âge de 7 ans.

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Les Quartiers de Monseigneur le Dauphin. Source Gallica

J’ai découvert le sens d’autres mots grâce à la généalogie. Certains sont déclinés tout au long de ce mois de juin dans mon dictionnaire amoureux. D’autres ne le sont pas pour cause de doublon mais auraient mérité de l’être : endogamie, exogamie, grosse, insinuation, minute… autant de noms dont j’ignorais le sens ou la signification spécifique.

Pour en revenir aux quartiers, le mot s’est depuis démocratisé, tout comme la généalogie qui ne concerne plus seulement la noblesse. La preuve en est que j’ai publié à mon tour mes quartiers dans Généa79, le journal du Cercle généalogique de mon département. Vous pouvez les consulter dans les exemplaires 94 et 95 de la revue. Deux numéros, car j’ai moult ancêtres ! Palsembleu !

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