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bandeau philomène2Suite à une idée de Sophie Boudarel, je termine l’évocation des « Philomène » de mon arbre généalogique, avec toujours en bandeau un dessin d’Ernie Bushmiller. Les albums qu’il a dessinés, « Nancy », ont été popularisés en France sous le titre de « Arthur et Zoé », mais au Québec, c’était « Philomène ». Voici ma 3ème et dernière SOSA prénommée « Philomène ».

Philomène Marie Rosalie RATRON, ma SOSA n° 25, est la grand-mère paternelle de mon grand-père maternel. Elle naît le 12 janvier 1843 à Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai, dans la ferme de Beuvron. Son père, Jean RATRON, est cultivateur mais aussi scieur de long. Il est également le maire de son villlage depuis 13 ans, mais il va bientôt arrêter d’occuper cette fonction. Sa mère, Marie-Céleste BERTRAND, a déjà connu 4 accouchements. Philomène est et restera la petite dernière de la famille. Elle ne se souvient pas de sa sœur aînée, décédée 2 ans après sa naissance. Elle grandit donc sous la surveillance sans doute bienveillante de ses parents et de ses 3 grands frères. Elle a la chance de recevoir de l’instruction, ce qui n’était pas acquis pour toutes les filles à l’époque : elle apprend à lire et à écrire, comme ses frères et comme ses parents avant elle. Le 6 juin 1862, à Noirterre, à l’âge de 19 ans, elle épouse Auguste FROUIN, un fermier plutôt aisé et bien plus âgé qu’elle puisqu’il a 41 ans. Ils vivent et travaillent ensemble à la ferme de la Braudière à Terves. 6 enfants naissent de cette union mais un garçon décède bien jeune à l’âge de 5 ans. En 1888, elle a 45 ans quand elle devient veuve. Elle connaît d’autres chagrins : ceux de voir mourir sa fille Marthe âgée de 26 ans en 1897 puis son fils Auguste âgé de 21 ans en 1899, avant de s’éteindre à son tour dans sa maison le 29 mai 1902. Elle avait 59 ans.

signature philomène ratron

Philomène Ratron, Philomène Rabit et Philomène Poirier ont eu 3 destins différents, des vies plus ou moins longues, plus ou moins heureuses… Elles ont cependant en commun d’être des femmes de la campagne, nées et élevées dans la foi religieuse au XIXe siècle. Le prénom qui leur a été donné à la naissance en est un peu la preuve : c’est celui d’une sainte italienne mise en avant (et à la mode en conséquence) par le curé d’Ars, si vénéré dans l’Église catholique à l’époque.

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