K comme : Kilogramme

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Avant l’invention des  moulins, la production de la farine se fait en utilisant la force humaine ou animale. Même si le matériel évolue durant l’Antiquité, la productivité et la qualité restent très faibles et de médiocre qualité : on estime qu’un esclave pouvait fabriquer 30 kg de farine dans la journée.

L’émergence des moulins à eau et à vent au XIIe siècle en Poitou comme dans tout l’Occident est une première révolution industrielle qui permet d’améliorer substantiellement les quantités fabriquées. Mais construire un moulin coûte très cher. Seuls des nobles ou des communautés religieuses peuvent se le permettre. Ils mettent leur moulin en fermage auprès d’un meunier et rentabilisent facilement leur investissement : le système féodal oblige les paysans à aller au moulin appartenant au seigneur dont ils dépendent (comme pour le four banal).

La vente des biens confisqués durant la Révolution française voit apparaitre de nouveaux propriétaires qui peuvent être parfois des meuniers. À cette période, grâce à l’évolution technologique, la production moyenne d’un moulin à eau est estimée à 350 kg de farine par jour. Pour ce qui concerne nos ancêtres contemporains (à moi et à Sylvie), voici les chiffres :

  • Luc Baudouin au moulin de Couard à Terves : 150 kg/j
  • René Bisleau au moulin de Courberive de Pugny : 1500 kg/j
  • François Guéry au moulin des Habites de Saint-Maxire : 700 kg/j

La révolution industrielle du XIXe siècle signe la fin des moulins, qu’ils soient à eau ou à vent.. Les minoteries les remplacent peu à peu. Il faut dire que ces établissements n’ont pas du tout la même capacité de production. Ainsi, dans les années 1920, les établissements les plus importants des Deux-Sèvres fournissent 10.000 à 15.000 kg de farine par jour.

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Camion de livraison des minoteries d’Ardin et de Mauzé dans les Deux-Sèvres, vers 1920.

Sources

3 commentaires sur “K comme : Kilogramme

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    1. Beaucoup de paramètres rentrent en ligne de compte pour expliquer ces disparités : le débit bien sûr, mais aussi le nombre de roues (la majorité n’en a qu’une, mais il y en a avec 2, 3 voire 4 roues), et également l’entretien, l’état des moulins qui là aussi est très variable (certains sont « en bout de course »)

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