Zou ! C’est la saint André !

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« Le crucifiement de Saint André » par Le Caravage

Zou, nous finissons le challengeAZ avec André, le dernier saint du mois de novembre. André était un pêcheur de la ville de Bethsaïde, au bord du lac Tibériade au tout début du premier siècle. Il est le premier apôtre à avoir suivi Jésus, avant même son frère Pierre. Après la Pentecôte, il part diffuser l’Évangile dans tout le Proche Orient. Ce sont des sources tardives du IVe siècle qui nous disent qu’il est décédé, crucifié à Patras dans le Péloponnèse en l’an 60.

Pour illustrer dans mon arbre le saint du jour, j’ai choisi André Deborde, 6 générations au dessus de moi dans ma lignée agnatique, mon sosa n° 64. C’est une vie banale, celle d’un paysan du Poitou, comparable à beaucoup d’autres. Il naît le 20 août 1749 dans une famille un peu aisée du village de Pugny. Le père, Alexis Deborde, est syndic (maire) de sa paroisse et la mère, Perrine Joly est issue d’une famille protestante ayant dû abjurer sa foi. Ils ont eu 7 enfants mais seuls 4 garçons, dont André, semblent avoir vécu longtemps. André sait écrire, il travaille dans une borderie de la paroisse avec un de ses frères. Pendant les guerres de Vendée, sa maison et les dépendances sont détruites par les troupes républicaines et il lui faut reconstruire. André se marie sur le tard, à 47 ans, le 22 novembre 1796, toujours à Pugny avec Pélagie Baudu. Ils ont un enfant unique, mon ancêtre Pierre Deborde, 3 ans plus tard. André est un jeune père de 50 ans ! Pélagie ne voit pas grandir son fils car elle décède en 1800. André se remarie le 31 mai 1802 à Pugny avec Marie Rose Turpaud. Je le rencontre ensuite très souvent témoin jusqu’au décès de sa 2e épouse, toujours dans la même commune, le 11 janvier 1821.

Il est temps que j’explique pourquoi j’ai choisi parmi 24 aïeux portant ce prénom André Deborde. Comme pour l’apôtre, la date et le lieu de son décès m’étaient inconnus et ce sont des sources tardives qui m’ont permis de le découvrir. Je me doutais bien qu’il était mort peu après sa femme : je ne voyais plus de traces de lui en tant que témoin et il avait quand même 71 ans. Pourtant je ne trouvais pas son décès. J’avais épluché les actes d’état civil et les tables décennales de Pugny d’où il ne s’était jamais éloigné. J’avais élargi sur les communes environnantes, j’avais interrogé différentes bases de données en ligne, j’avais poussé mes investigations encore plus loin, à Niort, à Bressuire, à Parthenay au cas où il serait décédé dans un hospice. En vain ! C’est un utilisateur de Geneanet qui m’a un jour sauvé la mise. En épluchant les différents arbres mis en ligne sur ce site, j’en découvrais enfin un qui donnait une date et un lieu de décès : le dimanche 4 août 1822 à Pugny, là où il avait passé toute sa vie. Comment était-ce possible ? J’avais pourtant tourné et retourné ce registre en ligne sur le site des AD79 dans tous les sens, même une page déclassée ne me semblait pas envisageable. J’ai donc envoyé un message au propriétaire de l’arbre pour lui demander où il avait trouvé ce que je cherchais depuis des années. Il m’a gentiment répondu. L’acte existait sur le registre original conservé à la mairie de Pugny mais il avait été oublié en 1822 dans le registre en double aujourd’hui mis en ligne par les AD79. Je pouvais toujours chercher, je ne l’aurais jamais trouvé. Merci donc encore une fois à Gérard Gazeau de m’avoir transmis la photo de cet acte et permis de trouver enfin ce décès, tardivement comme pour le saint apôtre (quand même moins, il ne m’a pas fallu 3 siècles)

Cet article conclut aussi notre challengeAZ 2019. Avec Sylvie, nous avons pris un grand plaisir à essayer de faire coïncider vies de saints et vies de nos ancêtres, même si lien a été parfois mince. Merci à tous ceux et toutes celles qui nous ont suivis de A à Z. Ils méritent d’être béatifiés et même sanctifiés 😇 😇 😇 😇 Et merci à la langue française d’être riche en exclamations ! Ventrebleu ! Cela nous a bien aidé !

4 commentaires sur “Zou ! C’est la saint André !

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  1. Il ne faut jamais désespérer de trouver un acte, et en cela le partage est bien utile. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce challenge sur les saints du jour et les ancêtres sous leur patronage. Une expérience pas évidente à priori mais superbement réalisée.

    Aimé par 2 personnes

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