Z comme le Zouave GUITTON Louis André

Voir les cuirassiers charger à Reichshoffen et tomber au champ d’honneur

Louis André GUITTON est né le 23 mars 1838 au Beugnon. Il est le fils de Louis GUITTON, bordier, et de Marie GIRARDIN. Je ne le trouve pas 20 ans plus tard dans les listes de tirage au sort dans les Deux-Sèvres. Peut-être habitait-il déjà Nantes car sa famille est installée dans cette ville les années suivantes. Il part de bon ou mauvais gré faire un service militaire de 7 ans. La carrière des armes doit lui convenir finalement puisqu’il s’engage volontairement le 22 février 1862. En 1870, il est soldat au 1er régiment de zouaves, cantonné normalement à Alger ; il a donc pu participer à la colonisation de l’Algérie. Quand la guerre est déclarée à la Prusse en juillet 1870, son régiment alors en métropole est envoyé sur le front de l’Est participer aux tout premiers combats.

La charge des cuirassiers (Théodore Lavigne)

Parmi ces premiers combats, il y a la bataille de Frœschwiller-Wœrth (Bas-Rhin) qui porte aussi le nom de Reichshoffen. Elle se déroule le 6 août 1870. Cette bataille est célèbre grâce aux 2 charges de la cavalerie lourde française composée de cuirassiers. Ces charges sacrificielles, tant les troupes ennemies étaient supérieures en nombre, ne changèrent pas l’issue de la bataille mais elles permirent le retrait des autres troupes françaises. Quelques mois plus tard, quand la guerre fut finie, la France défaite et humiliée sut mettre en avant les quelques moments héroïques pour entretenir l’esprit de revanche. La bataille de Bazeilles, le siège de Belfort et bien sûr la bataille Reichshoffen furent particulièrement célébrées. Ce fut pourtant une sévère défaite française et, si les cuirassiers firent preuve de courage, 9 000 soldats français furent faits prisonniers et 11 000 autres furent blessés ou morts.

Parmi eux, Louis André GUITTON, 32 ans. Son jugement de décès en 1875 à Nantes nous apprend qu’il a été atteint d’un éclat d’obus à Reichshoffen, qu’il est resté sur le champ de bataille et que son corps n’a jamais été retrouvé malgré des recherches dans les hôpitaux et ambulances de l’armée du Rhin. Comme il n’a pas donné de nouvelles depuis, il est considéré comme mort. Il n’est pas le seul natif des Deux-Sèvres à avoir laissé sa vie à Frœschwiller-Wœrth : il y a aussi Louis MICHEAU d’Azay-le-Brûlé, Pierre SENECHAULT de La Chapelle-Bertrand, Pierre FERRAND de La Mothe-Saint-Héray…

Comme ce dernier article a été consacré à Reichshoffen, J’aurai pu le terminer avec les paroles d’une chanson enfantine où les bambins miment cette bataille sans savoir combien de chagrins et de souffrances y sont associés.

C’était un soir la bataille de Reichshoffen,
Il fallait voir les cuirassiers charger.
Attention ! Cuirassiers ! Chargez !
Et d’une main …

Mais voilà, une comptine n’est pas le mieux adapté pour conclure mon ChallengeAZ qui ne fut pas bien gai avec ces courtes vies de soldats deux-sévriens emportés dans une guerre absurde, cruelle et matrice des guerres mondiales. à défaut d’avoir été léger, j’espère au moins avoir été instructif.


Pour réaliser le ChallengeAZ cette année, j’ai choisi 26 destins parmi les presque 1 900 victimes de la guerre de 1870 recensées par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres dans notre département. Merci à « mon » association pour ce beau travail de recherches qui a mobilisé toute une équipe de bénévoles pendant 3 ans. Je n’oublie pas les collègues de Lorraine qui ont fait eux aussi un travail remarquable et m’ont fait parvenir les belles images d’Épinal que vous avez pu voir certains jours.

Et merci pour finir à tous ceux qui ont suivi mes soldats deux-sévriens de 1870 durant tout ce mois.

5 commentaires sur “Z comme le Zouave GUITTON Louis André

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  1. Super ChallengeAZ qui raconte une époque bien plus terrible que cette chanson bon enfant . Cela remet les évènements dans une perspective plus réaliste.
    J’ai longtemps cru que c’était la « bataille de réchaufette » que l’on chantait en dansant quand il faisait froid.

    Aimé par 1 personne

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