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J’ai peu l’occasion de me déplacer aux Archives départementales des Deux-Sèvres. Cependant, j’ai décidé que mes visites seraient maintenant, du moins en partie, consacrées à l’examen de registres notariaux susceptibles de contenir des actes évoquant mes ancêtres. Mon objectif est d’explorer les actes des notaires installés sur les lieux de vie de mes ancêtres, le centre-ouest des Deux-Sèvres et le centre-est de la Vendée, pour tout ce qui est antérieur au 19e siècle. Concrètement, j’y repère tout ce qui évoque mes ancêtres, mais aussi leurs frères, sœurs, neveux… bref toutes les familles qui se retrouvent dans mon arbre. Je veille aussi aux signatures et aux actes d’assemblée des paroisses.

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Scènes d’accordailles, 1740. © Images d’art.  Rennes, Musée des beaux-arts

J’ai commencé tout récemment avec les registres de Paul Moreau notaire à Coulonges-les-Royaux entre 1736 et 1778. De retour chez moi, j’ai entamé l’étude des actes photographiés et je peux dire que j’ai eu la main heureuse !
J’ai découvert le contrat de mariage de mes sosas Pierre Gautier (sosa 298) et Marie Charon (sosa 299). Je savais que leur union avait eu lieu vers 1735 sans doute en Vendée à Saint-Hilaire-sur-l’Autize où les registres ne commencent qu’en 1748. Je ne comptais plus trouver leur acte de mariage, mais ils ont eu la bonne idée de passer un contrat de mariage dans les Deux-Sèvres, à Coulonges-les-Royaux. J’ai ainsi appris qu’ils se sont mariés un peu plus tard que je le supposais, après le 20 septembre 1739. Dans l’acte, je découvre le nom de leurs parents respectifs. Cela me permet d’ajouter une génération 10 à cette branche.

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Contrat de mariage entre Pierre Gautier et Marie Charon, Coulonges-les-Royaux 20 septembre 1739. Notaire Paul Moreau AD79 3 E

Depuis, j’ai même pu retrouver les grands-parents maternels de Pierre Gautier et les 2 grands-pères de Marie Charon et je pense pouvoir encore étoffer mes connaissances sur leur histoire.
Ma deuxième découverte, je l’ai faite grâce à l’acte de succession de Jacques Mitard dont j’avais la quasi-certitude qu’il était le frère de ma sosa 577, Élisabeth Mitard, épouse de Pierre Morisset (sosa 576). Ce très long acte m’apporte beaucoup d’informations et confirme mes suppositions. Jacques Mitard est bien le frère d’Élisabeth et par conséquence, Pierre Mitard et Catherine Juin, les parents de Jacques, sont bien ceux d’Élisabeth.

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Succession de Jacques Mitard, Coulonges-les-Royaux 14 juillet 1737.
Notaire Paul Moreau AD79 3 E

Quelques semaines plus tard, lors d’un nouveau rendez-vous aux AD79, j’ai parcouru les registres du notaire François Gendroneau installé au Busseau entre 1736 et 1750. Là encore de belles révélations !
La plus intéressante concerne un acte que j’aurais pu ne pas remarquer : c’est un contrat de mariage, mais il ne concerne aucun de mes sosas. Cependant, la future mariée, Hélène Gachignard, est la veuve de Jacques Mitard, un nom que je croise souvent dans ma généalogie. J’ai donc photographié cet acte et bien m’en a pris. À la lecture complète du contrat, je découvre des témoins-clés et le lien de parenté qui les unit tous. J’y retrouve mon sosa 128, Jacques Morisset, pour lequel j’ai fait de nombreuses recherches. Il est présent sur ce contrat, avec sa femme Marie Savineau (sosa 129) ainsi que le père de cette dernière Nicolas Savineau (sosa 258). Sans entrer dans les détails, l’acte m’a permis de confirmer une hypothèse jusqu’à maintenant très incertaine. J’ai pu fusionner mon ancêtre Nicolas Savineau époux de Perrine Texier et Jeanne Rezeau avec Nicolas Savineau époux de Marie Mitard. Et cela m’apprend que la mère de Marie Savineau est Marie Mitard et non Perrine Texier.

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Contrat de mariage entre Jean Dahay et Hélène Gachignard, Le Busseau 16 janvier 1742. Notaire François Gendroneau AD79 3 E13298

Ces découvertes me confortent dans ma décision d’explorer de façon systématique les registres notariaux susceptibles de renfermer des actes évoquant mes ancêtres. C’est cependant un vaste programme : les registres sont nombreux et la zone géographique est assez large. Il me reste maintenant à mettre en place une organisation et à tenir à jour l’avancée de mes travaux. J’ai déjà établi un tableau des notaires qui peuvent m’intéresser, je vais maintenant y ajouter les dates des diverses liasses et leur côte aux AD79. Et, comme les Archives Départementales de la Vendée ont aussi numérisé diverses études qui peuvent me concerner, je vais pouvoir explorer cette piste. De plus, je me rends compte de l’utilité d’aller au-delà des sosas : c’est aussi en fouillant les actes des parents, proches mais aussi lointains, que l’on trouve des renseignements intéressants.

Me voilà rassurée, la généalogie n’a pas fini de m’occuper. Et je n’ai presque pas abordé les autres sources des Archives…

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